- Extraits des articles -

LES GREFFES*
D. HOUSSIN - Professeur de Chirurgie - Faculté de Médecine Cochin Port Royal - Université René Descartes - PARIS - Directeur Général de l’Etablissement français des Greffes - Chef du Service de Chirurgie de l’Hôpital Cochin - PARIS
* Cette conférence s’inspire du livre “L’aventure de la greffe”, publié par Didier Houssin aux Editions Denoël en février 2000.

Avec des progrès énormes et des succès inoubliables, mais aussi des déconvenues et des découragements, alors que démarches individuelles et entreprises collectives se mêlent, l’homme apparaît, dans l’aventure de la greffe, tantôt maître de la nature, voire de son destin, tantôt jouet des techniques qu’il a su pourtant habilement mettre en œuvre. Des dizaines de milliers de greffes d’organes, de tissus ou de cellules ont été faites à ce jour de par le monde : innombrables aventures personnelles au sein de la marche appelée progrès.

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TRANSPLANTATION D’ORGANES
G. BENOIT - Service de transplantation rénale de l’hôpital Bicêtre - D. HOUSSIN - Directeur de l’Etablissement français des Greffes - J-P. REVILLARD - Unité INSERM “Immunologie fondamentale et clinique”, Hôpital Edouard Herriot de Lyon, Président du Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale (d'avril 1998 à avril 2000)
Texte rédigé par C. DUPUY.
.

De tous temps, l’imaginaire humain n’a cessé d’être exalté par le fantasme d’un être composite, comme en témoignent les mythes antiques du Sphinx ou du Centaure, ou encore, dans la Bible, la création de la femme, par Dieu, à partir du prélèvement d’une côte de l’homme. C’est sur ce fond de chimères que
s’inscrit l’histoire scientifique de la
transplantation d’organes qui, à partir du XXe siècle, va faire basculer la greffe humaine de l’univers de la légende à celui de la réalité.

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GREFFE RENALE A PARTIR DE DONNEUR VIVANT
Recommandations cliniques et bonnes pratiques.
Etablissement français des Greffes - PARIS

L’évaluation médicale, chirurgicale et anesthésiologique que doit subir le donneur potentiel comprend un interrogatoire, un examen clinique et des examens complémentaires qui sont énumérés ci-dessous. Cette liste n’est pas limitative. Typage érythrocytaire ABO Rh Kell. Typage HLA A, B, DR selon les normes recommandées par l’EFI. Test de cross-match entre les lymphocytes du donneur et le(les) sérum(s) du receveur selon les normes recommandées par l’EFI.

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GREFFE RENALE A PARTIR DE DONNEUR VIVANT
Evolution en France
Dr HIESSE - Département médical et scientifique EfG - Paris

Le prélèvement d’organes sur donneurs vivants est soumis à autorisation dans les conditions énoncées dans le décret du 1er avril 1999 définissant les autorisations de prélèvement sur personne vivante et décédée. Trente six établissements en France sont autorisés à prélever des organes sur des donneurs vivants apparentés ou le conjoint en cas d’urgence, selon les termes de la loi de bioéthique de 1994.

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GREFFE RENALE A PARTIR DE DONNEUR VIVANT
La transplantation à partir de donneur vivant
L. LERAT - CHU - NANTES

RepEres historiques • 24.12.1952 : première greffe rénale à partir de donneur vivant. • 1954 : première réussite d’une greffe entre jumeaux aux Etats-Unis. • 11.06.1971 : première greffe rénale au C.H.U. de Nantes.
RepEres historiques

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LA TRANSPLANTATION RENALECHEZ LE DIABETIQUE
Chez le patient diabétique de type 1 et de type 2 Pr PIRSON - Néphrologie - Clinique Universitaire Saint-Luc - BRUXELLES - BELGIQUE

La transplantation rénale est le traitement de choix de l’insuffisance rénale terminale du patient diabétique : comparée aux différentes techniques de dialyse, la transplantation rénale confère non seulement une qualité de vie supérieure mais aussi une espérance de vie plus longue : la survie des patients diabétiques (tant de type 1 que de type 2) greffés d’un rein est en effet supérieure à celle de diabétiques demeurés en dialyse, appariés pour le sexe, l’âge, la durée du diabète et la durée du traitement par hémodialyse jusqu’à la greffe.

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LA TRANSPLANTATION RENALE CHEZ LE DIABETIQUE
Transplantations rein/pancréas simultanées chez les diabétiques de type 1 - Pr DE PAUW - Chirurgien - Département médico-chirurgical de néphrologie, dialyse et transplantation - Hôpital Erasme - BRUXELLES - BELGIQUE

La première transplantation pancréatique a été réalisée simultanément à une greffe rénale le 16 décembre 1966 pour traiter un patient diabétique et urémique à l’hôpital de l’Université du Minnesota. Depuis lors, plus de 12 000 pancréas ont été transplantés dans le monde. Pour les patients diabétiques dont la survie dépend de l’apport d’insuline exogène, les objectifs de la transplantation pancréatique sont de les rendre insulino-indépendants et normoglycémiques, d’améliorer leur qualité de vie et d’améliorer les complications secondaires du diabète. L’évolution de la transplantation pancréatique a été intimement liée aux progrès des techniques chirurgicales, des méthodes de préservation d’organes et des drogues immunosuppressives.

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GESTION DES DOSSIERS EN TRANSPLANTATION RENALE
Préparation du dossier pré-transplantation M-F. LEMOIGNE - Surveillante - Néphrologie - Hôpital Calmette - CHU - LILLE

Typologie des patients Patients sans problemes particuliers Bilan standard Patients a risques - Age - Etiologies particulières Patients pour greffe avec donneur vivantBilan commun Immunologie Accessibilité au greffon en fonction de l’immunisation : € Anticorps antilymphocytaires préformés € Leurs spécificités Aspect qualitatif : Repérer les antigènes interdits pour le choix du receveur.
Donneur vivant RECEVEUR - Evaluer le risque de défaut de l’observance. - Evaluer le sur-risque de récidive de la néphropathie. - Le bilan prégreffe sera le bilan standard. DONNEUR - Sa vie étant exposée, il est essentiel de ne pas léser la personne.
Le dossier pretransplantation du receveur - C’est le bilan standard. Le dossier pretransplantation du donneur

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GESTION DES DOSSIERS EN TRANSPLANTATION RENALE
Gestion des dossiers en recherche clinique B. BORRE - Infirmière - Transplantation rénale - Hôpital Erasme - BRUXELLES - BELGIQUE

Si la transplantation rénale connaît un certain succès aujourd’hui, c’est parce que depuis l’aube des temps il y a eu de la recherche. Recherche technique au début, ensuite recherche immunologique dans le but de maintenir le greffon fonctionnel. Le rejet de greffe étant la bête noire à éviter, toutes les équipes de transplan-tation ont orienté leurs recherches dans cette voie. Pour atteindre cet objectif elles ont bénéficié de l’aide des sociétés pharmaceutiques qui ont mis au point de nouveaux médicaments immunosup-presseurs.

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GESTION DES DOSSIERS EN TRANSPLANTATION RENALE
Suivi des dossiers après greffe - B. BORRE - Infirmière - Transplantation rénale - Hôpital Erasme - BRUXELLES - BELGIQUE - M-J. ROEBROECK - Infirmière - Néphrologie - Hôpital Calmette - CHU - LILLE

La transplantation rénale est une étape importante dans la vie du patient dont les reins sont en défaillance chronique. Ce nouveau rein, espoir d’une vie meilleure, ouvre une porte sur une période riche en changements physiques et biologiques. Période importante qui demande une surveillance et un suivi régulier dès le premier jour de greffe. Pour faciliter cette surveillance et avoir une meilleure vue d’ensemble de l’évolution de la fonction rénale, il faut des outils, une procédure. Dans un but de cohérence, l’équipe médicale a établi des procédures de suivi relatives aux traitements médicaux.

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LES TRAITEMENTS IMMUNOSUPPRESSEURS EN TRANSPLANTATION RENALE
Apport des nouvelles thérapeutiques immunosuppressives en transplantation rénale adulte - Pr LANG - Néphrologie - Hôpital Henri Mondor - Université Paris XII - CRETEIL

La découverte et la mise sur le marché de nouveaux immunosuppresseurs sont des événements importants, peu fréquents en transplantation. Pendant environ vingt ans, les traitements immunosuppresseurs au long cours en transplantation d’organes reposaient sur trois drogues : la cyclosporine A (CsA), l’azathioprine (AZA), les corticoïdes et l’induction sur deux préparations biologiques : les Ac polyclonaux  anti-thymoglobulines (ATG) et les Ac monoclonaux anti-CD3 (OKT3). Au cours des 6 dernières années, de nouveaux immunosuppresseurs sont venus renforcer cet arsenal. Certains correspondent à des drogues dont les classes étaient connues et utilisées antérieurement : tel le tacrolimus, un inhibiteur de la calcineurine comme la CsA, ou encore le mycophénolate mofétil (MMF), un inhibiteur de la synthèse des bases puriques, comme l’AZA. D’autres possèdent un mécanisme totalement nouveau, telle la rapamycine (RAPA), qui inhibe la prolifération cellulaire en bloquant la transmission du signal des cytokines, ou encore les anticorps (Ac) anti-récepteurs de l’interleukine 2 (anti-CD25), qui bloquent la prolifé-ration cellulaire induite par cette cytokine. L’ensemble de ces drogues chimiques et biologiques permet aujourd’hui d’élaborer de véritables stratégies d’immunosuppression ayant pour but de réduire l’incidence des rejets aigus mais aussi de limiter les effets indésirables des drogues.

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LES TRAITEMENTS IMMUNOSUPPRESSEURS EN TRANSPLANTATION RENALE
Néoral® chez le patient transplanté : intérêt du suivi thérapeutique
C. TAPIA, Infirmière, Néphrologie, Hôpital St Louis, PARIS - I. PAPON, Cadre Infirmier, Transplantation rénale , CHU, TOURS - Pr MArquet, Pharmacologie, CHU, LIMOGES - Dr Le Meur, Transplantation rénale, CHU, LIMOGES - Dr ALOUACHE, Hôpital Beaujon, PARIS, Novartis Pharma

Quatre présentations ont été faites, centrées sur les bonnes pratiques d'utilisation de Néoral®. Les différents orateurs ont été Mmes Isabelle Papon (Surveillante du service de Transplantation Rénale, CHU de Tours), Christine Tapia (infirmière du service de Néphrologie, Hôpital Saint-Louis, Paris), Dr Yameldine Alouache (Hôpital Beaujon/Novartis Pharma), Dr Yann Le Meur (Service de Transplantation rénale, CHU Limoges) et Pr. Pierre Marquet (service de Pharmacologie, CHU Limoges).

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TRANSPLANTATION RENALE /HEMODIALYSE
La prise en charge en hémodialyse
du patient transplanté rénal

N-Y. NEUFCOURT, J. CAU - Infirmières - L. BIRESSI - Cadre infirmier -
Néphrologie, Transplantation, Dialyse - Service du Pr Charpentier - Hôpital BICETRE

Parler de prise en charge de l’hémodialyse dans un contexte de transplantation peut sembler contradictoire. En effet, dans l’esprit du public, la transplantation est une solution à l’arrêt de l’épuration extra rénale (E.E.R.). Dans notre service, 80 % des greffés interrogés, affirment ne pas savoir qu’après la transplantation, on a parfois recours à des séances d’hémodialyse. L’E.E.R. peut faire partie du traitement post-opératoire immédiat après transplantation, pendant une période d’une journée à quatre semaines.

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TRANSPLANTATION RENALE /HEMODIALYSE
Comparaison coût dialyse versus transplantation
Dr HAZZAN - Néphrologue - Hôpital Calmette - CHRU - LILLE

Quel est le cout des therapies de remplacement d’organe ? En l'an 2000 on a compté 20 millions de patients soit une augmentation de plus de 10 %/an. Cela représente 0.3 % de la population terrestre soit 8 % des dépenses de santé.

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LA NUTRITION
DU TRANSPLANTEM. VIGNIOBLE - Service Diététique -
Cliniques Universitaires Saint-Luc - BRUXELLES - BELGIQUE

La greffe rénale signifie pour la plupart des patients la liberté retrouvée. En effet, le but de la transplantation est la reprise d’une activité sociale active et normale. Cette “nouvelle” vie suppose également un allègement des contraintes diététiques auxquelles était soumis le dialysé. Ceci s’avère vrai pour certains patients greffés mais pas dans tous les cas et certaines règles diététiques resteront d’application pour une partie des patients.

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LES REGLES DE REPARTITION ET D’ATTRIBUTION DES GREFFONS RENAUX EN FRANCE
Dr HIESSE - Département médical et scientifique EfG - PARIS

Il y a plus de candidats en attente de transplantation que d’organes disponibles. C’est cette situation de pénurie de fait qui a conduit à établir des registres de candidats à la greffe, les listes d’attente, et à élaborer des règles de répartition et d’attribution des organes prélevés chez les sujets en état de mort cérébrale. En France, si l’on prend l’exemple de la greffe rénale1, il y a plus de trois fois plus de malades à greffer que de transplantations réalisées annuellement (1924 greffes pour 7169 candidats en 2000), et les durées d’attente dépassent couramment plusieurs années (la médiane nationale d'attente est de 14,4 mois et la proportion de malades en attente prolongée de plus de 5 ans dépasse 16 %). Ceci signifie que lorsqu’un organe est transplanté, un autre malade n’en bénéficie pas, au détriment de sa qualité de vie, de sa santé voire de sa vie. C’est un choix éthique difficile, car il faut confronter des critères basés sur l’efficacité médicale et l’équité qui sont par essence deux principes contradictoires.

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